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24.04.2012
Une de mes coups de coeur de l'année 2011 fut Ari de Eva Leube, une montre qui proposait une vue spectaculaire sur son mouvement incurvé. Je ne m'attendais pas en 2012 à connaître une surprise similaire même si la pièce qui fut présentée par Badollet au cours de la Foire de Bâle 2012 est radicalement différente. J'aurais dû me douter qu'un projet d'envergure se tramait chez Badollet. En décembre dernier, pendant le Salon Belles Montres, j'avais en effet croisé Eric Giroud qui m'avait chaudement recommandé de prévoir la visite du stand Badollet à la Foire de Bâle. Connaissant sa créativité et sa capacité à secouer le cocotier, je ne pouvais qu'être intrigué et excité à l'idée d'en savoir plus.
Quelques mois plus tard, le voile est levé et Ivresse, car tel est son nom, s'est offerte aux regards des visiteurs. Et inutile de faire durer le suspens, je fus grandement séduit par sa beauté, sa cohérence, sa modernité intemporelle. Je place cette montre sur mon podium personnel de Bâle 2012.
Ivresse, c'est tout d'abord le résultat d'une démarche créatrice peu fréquente. Alors que très souvent, le designer doit se plier aux contraintes liées à la construction du mouvement, Eric Giroud s'est senti totalement libre dans la création lui permettant d'exprimer des idées qui lui sont chères: la pureté des lignes, la subtile simplicité, l'harmonie des couleurs, la sensualité des courbes.
Nous parlons souvent du design classique comme étant le seul pouvant être réellement intemporel reléguant trop fréquemment l'originalité des créations contemporaines au rang des phénomènes éphémères. Et pourtant, à aucun instant avec Ivresse, nous n'avons un tel sentiment. Ivresse est résolument contemporaine et également capable de résister aux effets de mode:
de par sa taille d'abord: 53,8mm sur 30mm, la dimension est imposante. Cependant elle ne se ressent absolument pas grâce au bombé du boîtier en platine et la relative épaisseur de la lunette.
de par la couleur de son cadran brossé ensuite: d'un bleu profond, elle évoque plus un appareil high tech qu'une pièce mécanique traditionnelle.
de par l'approche minimaliste du cadran: Eric Giroud a supprimé tout détail superflu afin de se concentrer sur l'essentiel, la lisibilité et la pureté adaptant la démarche similaire à celle d'un Philip Glass en musique contemporaine. Point de trotteuse. Point de chiffres, seuls de très discrets traits et points en creux dessinent la minuterie du cadran. Point de nom de marque, le griffon est apposé sur le cadran tel un bouton. Le bombé du cadran ainsi que la façon dont le cercle de métal y est inséré donnent un bel effet de volume alors que peu d'éléments pouvaient à la base y contribuer.
de par la sensualité de ses courbes enfin. Ivresse est, plus qu'une autre une montre tactile. Elle se caresse y compris lorsqu'elle est mise au poignet pour apprécier pleinement la fluidité de ses lignes.
Ivresse, c'est ensuite l'expression d'un grand talent horloger, celui de David Candaux qui travailla précédemment chez Jaeger-Lecoultre. La contrepartie de l'originalité de la démarche créatrice est que c'est au tour de l'horloger de subir un très grand nombre de contraintes, la plus délicate étant évidemment liée à la forme du boîtier. David Candaux a su relever le défi en construisant un mouvement ébouriffant à la fois complexe et d'une grande beauté, totalement cohérent avec le design de la montre.
La simplicité apparente d'Ivresse est trompeuse car en retournant la montre, nous découvrons un mouvement non seulement courbé mais à la forme inhabituelle qui presque pudiquement, met en scène un Tourbillon volant dont le pont dessine le symbole de l'infini. Le temps est évidemment infini mais le symbole en lui-même démontre que la notion de courbe se retrouve dans les moindres détails.
Le tourbillon volant n'est pas le seul élément remarquable car tel un effet miroir, le rochet en bronze est visible sous le système de remontage à cliquets en acier. La difficulté d'un mouvement avec une telle forme est la transmission entre les éléments. C'est la raison pour laquelle il utilise des pignons spécifiques qui autorisent l'architecture incurvée. Ce mouvement, à la finition irréprochable (le pont du tourbillon et le système de remontage du barillet sont d'une très grande netteté), à la belle mise en scène, aux contrastes de couleurs mettant en valeur les deux parties clé est aussi performant car ayant une réserve de marche de 5 jours.
Mettre Ivresse au poignet est une expérience unique. Tout d'abord, l'absence de corne surprend et nous ne savons pas si le boîtier possède un godron ou une lunette. Le bracelet grâce à sa couleur et à sa parfaite intégration prolonge le cadran. Le confort d'Ivresse est idéal grâce à la courbure du boîtier et très vite la taille s'oublie. C'est peut-être là la plus grande réussite du design d'Eric Giroud: la montre se fond sur le poignet tel un bracelet...
Réussite technique et visuelle, Ivresse est incontestablement une des pièces remarquables et remarquées de la Foire de Bâle 2012, son prix de 180.000 CHF hors taxes n'ayant pas constitué un frein dans la prise de commande. Elle marque évidemment une étape importante pour le développement de Badollet qui y trouve un vecteur d'image fort. Mais plus que cela, Ivresse constitue pour moi une définition de ce que doivent être les canons esthétiques des montres contemporaines en inscrivant l'originalité dans la pérennité grâce à un mélange subtil d'audace et de pureté.
http://equationdutemps.blogspot.fr/2012/04/badollet-ivresse.html

24.04.2012
Une de mes coups de coeur de l'année 2011 fut Ari de Eva Leube, une montre qui proposait une vue spectaculaire sur son mouvement incurvé. Je ne m'attendais pas en 2012 à connaître une surprise similaire même si la pièce qui fut présentée par Badollet au cours de la Foire de Bâle 2012 est radicalement différente. J'aurais dû me douter qu'un projet d'envergure se tramait chez Badollet. En décembre dernier, pendant le Salon Belles Montres, j'avais en effet croisé Eric Giroud qui m'avait chaudement recommandé de prévoir la visite du stand Badollet à la Foire de Bâle. Connaissant sa créativité et sa capacité à secouer le cocotier, je ne pouvais qu'être intrigué et excité à l'idée d'en savoir plus.
Quelques mois plus tard, le voile est levé et Ivresse, car tel est son nom, s'est offerte aux regards des visiteurs. Et inutile de faire durer le suspens, je fus grandement séduit par sa beauté, sa cohérence, sa modernité intemporelle. Je place cette montre sur mon podium personnel de Bâle 2012.
Ivresse, c'est tout d'abord le résultat d'une démarche créatrice peu fréquente. Alors que très souvent, le designer doit se plier aux contraintes liées à la construction du mouvement, Eric Giroud s'est senti totalement libre dans la création lui permettant d'exprimer des idées qui lui sont chères: la pureté des lignes, la subtile simplicité, l'harmonie des couleurs, la sensualité des courbes.
Nous parlons souvent du design classique comme étant le seul pouvant être réellement intemporel reléguant trop fréquemment l'originalité des créations contemporaines au rang des phénomènes éphémères. Et pourtant, à aucun instant avec Ivresse, nous n'avons un tel sentiment. Ivresse est résolument contemporaine et également capable de résister aux effets de mode:
de par sa taille d'abord: 53,8mm sur 30mm, la dimension est imposante. Cependant elle ne se ressent absolument pas grâce au bombé du boîtier en platine et la relative épaisseur de la lunette.
de par la couleur de son cadran brossé ensuite: d'un bleu profond, elle évoque plus un appareil high tech qu'une pièce mécanique traditionnelle.
de par l'approche minimaliste du cadran: Eric Giroud a supprimé tout détail superflu afin de se concentrer sur l'essentiel, la lisibilité et la pureté adaptant la démarche similaire à celle d'un Philip Glass en musique contemporaine. Point de trotteuse. Point de chiffres, seuls de très discrets traits et points en creux dessinent la minuterie du cadran. Point de nom de marque, le griffon est apposé sur le cadran tel un bouton. Le bombé du cadran ainsi que la façon dont le cercle de métal y est inséré donnent un bel effet de volume alors que peu d'éléments pouvaient à la base y contribuer.
de par la sensualité de ses courbes enfin. Ivresse est, plus qu'une autre une montre tactile. Elle se caresse y compris lorsqu'elle est mise au poignet pour apprécier pleinement la fluidité de ses lignes.
Ivresse, c'est ensuite l'expression d'un grand talent horloger, celui de David Candaux qui travailla précédemment chez Jaeger-Lecoultre. La contrepartie de l'originalité de la démarche créatrice est que c'est au tour de l'horloger de subir un très grand nombre de contraintes, la plus délicate étant évidemment liée à la forme du boîtier. David Candaux a su relever le défi en construisant un mouvement ébouriffant à la fois complexe et d'une grande beauté, totalement cohérent avec le design de la montre.
La simplicité apparente d'Ivresse est trompeuse car en retournant la montre, nous découvrons un mouvement non seulement courbé mais à la forme inhabituelle qui presque pudiquement, met en scène un Tourbillon volant dont le pont dessine le symbole de l'infini. Le temps est évidemment infini mais le symbole en lui-même démontre que la notion de courbe se retrouve dans les moindres détails.
Le tourbillon volant n'est pas le seul élément remarquable car tel un effet miroir, le rochet en bronze est visible sous le système de remontage à cliquets en acier. La difficulté d'un mouvement avec une telle forme est la transmission entre les éléments. C'est la raison pour laquelle il utilise des pignons spécifiques qui autorisent l'architecture incurvée. Ce mouvement, à la finition irréprochable (le pont du tourbillon et le système de remontage du barillet sont d'une très grande netteté), à la belle mise en scène, aux contrastes de couleurs mettant en valeur les deux parties clé est aussi performant car ayant une réserve de marche de 5 jours.
Mettre Ivresse au poignet est une expérience unique. Tout d'abord, l'absence de corne surprend et nous ne savons pas si le boîtier possède un godron ou une lunette. Le bracelet grâce à sa couleur et à sa parfaite intégration prolonge le cadran. Le confort d'Ivresse est idéal grâce à la courbure du boîtier et très vite la taille s'oublie. C'est peut-être là la plus grande réussite du design d'Eric Giroud: la montre se fond sur le poignet tel un bracelet...
Réussite technique et visuelle, Ivresse est incontestablement une des pièces remarquables et remarquées de la Foire de Bâle 2012, son prix de 180.000 CHF hors taxes n'ayant pas constitué un frein dans la prise de commande. Elle marque évidemment une étape importante pour le développement de Badollet qui y trouve un vecteur d'image fort. Mais plus que cela, Ivresse constitue pour moi une définition de ce que doivent être les canons esthétiques des montres contemporaines en inscrivant l'originalité dans la pérennité grâce à un mélange subtil d'audace et de pureté.
http://equationdutemps.blogspot.fr/2012/04/badollet-ivresse.html
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12.04.2012
With softened angles of its rectangular platinum case and midnight blue face, Ivresse celebrates functionality and readability. The aesthetic refinement, created by Eric Giroud, is equalled only by the mechanical complexity of this watch. And the flying tourbillon movement, designed and developed exclusively for Badollet, is visible only through the transparent case-back and recaptures the delicate modesty of vintage watches.
http://www.plazawatch.com/news/gentle-curves

12.04.2012
With softened angles of its rectangular platinum case and midnight blue face, Ivresse celebrates functionality and readability. The aesthetic refinement, created by Eric Giroud, is equalled only by the mechanical complexity of this watch. And the flying tourbillon movement, designed and developed exclusively for Badollet, is visible only through the transparent case-back and recaptures the delicate modesty of vintage watches.
http://www.plazawatch.com/news/gentle-curves
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19.03.2012
Ivresse, la nouvelle montre de Badollet, signée par le designer Eric Giroud, est un chef d’oeuvre d’élégance, de finesse et de pureté.
Le boîtier rectangulaire de platine, 53,8 mm x 30mm et une hauteur de 12,3mm, épouse de poignet de sa forme galbée. Sur le cadran brossé bleu profond, un disque rivé satiné argenté présente les 12 index métal rivés polis miroir nickelé ainsi que 36 perles et le griffon Badollet à 12 heures. La couronne en platine est habilement dissimulée sous la lunette à 3 heure.
Soigneusement caché également, le mouvement à tourbillon volant est uniquement visible par le fond transparent du boîtier dont la glace saphir reproduit la forme de l’infini et délivre une réserve de marche considérable de 120 heures. Cette pudeur dans la dissimulation du mouvement est un choix audacieux, la vision de la complexité mécanique de la montre n’appartient ainsi qu’à son possesseur.
Le bracelet en alligator véritable, rembordé à la main bleu nuit est doté d’une boucle ardillon en platine.
http://www.montres-passion.fr/ivresse-par-badollet-la-quintessence-de-l-elegance.html

19.03.2012
Ivresse, la nouvelle montre de Badollet, signée par le designer Eric Giroud, est un chef d’oeuvre d’élégance, de finesse et de pureté.
Le boîtier rectangulaire de platine, 53,8 mm x 30mm et une hauteur de 12,3mm, épouse de poignet de sa forme galbée. Sur le cadran brossé bleu profond, un disque rivé satiné argenté présente les 12 index métal rivés polis miroir nickelé ainsi que 36 perles et le griffon Badollet à 12 heures. La couronne en platine est habilement dissimulée sous la lunette à 3 heure.
Soigneusement caché également, le mouvement à tourbillon volant est uniquement visible par le fond transparent du boîtier dont la glace saphir reproduit la forme de l’infini et délivre une réserve de marche considérable de 120 heures. Cette pudeur dans la dissimulation du mouvement est un choix audacieux, la vision de la complexité mécanique de la montre n’appartient ainsi qu’à son possesseur.
Le bracelet en alligator véritable, rembordé à la main bleu nuit est doté d’une boucle ardillon en platine.
http://www.montres-passion.fr/ivresse-par-badollet-la-quintessence-de-l-elegance.html
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14.03.2012
On parie que c’est la montre la plus élégante de tout le salon ?
Rien à redire
à ce que nous annoncions :
« Attention, c’est du lourd
que Badollet nous envoie ! »
(Business Montres
du 12 février)…
Sinon que, si c’est bien
du lourd sur le plan mécanique
(tourbillon biplan cintré),
c’est surtout du très raffiné,
et même du suprêmement élégant
sur le plan esthétique…
Eric Giroud pratique avec l'Ivresse
un « culte du moins »
d'une maturité étonnante :
puisqu'il y a des maîtres-horlogers,
pourquoi ne pas parler
des maîtres-designers ?
l y avait longtemps qu’on n’avait pas vu à Baselworld une proposition aussi soignée dans ses moindres détails, avec une harmonie finale qui sonne si totalement juste qu’elle force l’admiration.
Nom de baptême : Ivresse. Signature : Badollet, une marque qui revient de loin – et d’un pays d’où on revient rarement…
Justement, on en revient là à la tradition des montres les plus séduisantes de l’âge d’or des belles mécaniques – un peu dans le style des Patek Philippe de la grande époque. Noblesse du platine, qui sait se faire léger tellement la montre est équilibrée sur le poignet.
Délicatesse du galbe longitudinal et de la lunette ourlée avec gourmandise, avec une couronne qui s’efface discrètement sous cette lunette. Pas un angle, seulement des cambrures moelleuses, aux courbes sensuelles…
Perfection [désolé, c’est le mot !] d’un cadran brossé dans un bleu irréprochable, avec un tour d’heure sculpté en creux (des index creusés à la gouge) et des aiguilles ajourées.
Pudeur du logo en griffon qui remplace le nom de la marque et audace d’une montre qui a la politesse de donner l’heure avec la précision d’un tourbillon volant, sans l’exhibitionnisme mécanique des tourbillons qui se pavanent…
A quoi bon ajouter qu’on doit à Eric Giroud, la « muse » créative de Badollet, cette éblouissante démonstration de savoir-vivre horloger, qui casse les codes en les sublimant ?
Si Ivresse il y a, elle est dans la quintessence horlogère distillée par cet hommage aux plus belles montres de la légende. Badollet ne nous avait pas habitués à une telle retenue : on ne peut que saluer la performance !
Evidemment, on peut aussi estimer que l’Ivresse est en état d’ébriété pour son prix, qui frôle les 200 000 francs suisses, mais on peut déjà parier que les trente pièces seront bientôt sold out et que cette montre est une future star des enchères…
http://www.businessmontres.com/breve_2915.htm

14.03.2012
On parie que c’est la montre la plus élégante de tout le salon ?
Rien à redire
à ce que nous annoncions :
« Attention, c’est du lourd
que Badollet nous envoie ! »
(Business Montres
du 12 février)…
Sinon que, si c’est bien
du lourd sur le plan mécanique
(tourbillon biplan cintré),
c’est surtout du très raffiné,
et même du suprêmement élégant
sur le plan esthétique…
Eric Giroud pratique avec l'Ivresse
un « culte du moins »
d'une maturité étonnante :
puisqu'il y a des maîtres-horlogers,
pourquoi ne pas parler
des maîtres-designers ?
l y avait longtemps qu’on n’avait pas vu à Baselworld une proposition aussi soignée dans ses moindres détails, avec une harmonie finale qui sonne si totalement juste qu’elle force l’admiration.
Nom de baptême : Ivresse. Signature : Badollet, une marque qui revient de loin – et d’un pays d’où on revient rarement…
Justement, on en revient là à la tradition des montres les plus séduisantes de l’âge d’or des belles mécaniques – un peu dans le style des Patek Philippe de la grande époque. Noblesse du platine, qui sait se faire léger tellement la montre est équilibrée sur le poignet.
Délicatesse du galbe longitudinal et de la lunette ourlée avec gourmandise, avec une couronne qui s’efface discrètement sous cette lunette. Pas un angle, seulement des cambrures moelleuses, aux courbes sensuelles…
Perfection [désolé, c’est le mot !] d’un cadran brossé dans un bleu irréprochable, avec un tour d’heure sculpté en creux (des index creusés à la gouge) et des aiguilles ajourées.
Pudeur du logo en griffon qui remplace le nom de la marque et audace d’une montre qui a la politesse de donner l’heure avec la précision d’un tourbillon volant, sans l’exhibitionnisme mécanique des tourbillons qui se pavanent…
A quoi bon ajouter qu’on doit à Eric Giroud, la « muse » créative de Badollet, cette éblouissante démonstration de savoir-vivre horloger, qui casse les codes en les sublimant ?
Si Ivresse il y a, elle est dans la quintessence horlogère distillée par cet hommage aux plus belles montres de la légende. Badollet ne nous avait pas habitués à une telle retenue : on ne peut que saluer la performance !
Evidemment, on peut aussi estimer que l’Ivresse est en état d’ébriété pour son prix, qui frôle les 200 000 francs suisses, mais on peut déjà parier que les trente pièces seront bientôt sold out et que cette montre est une future star des enchères…
http://www.businessmontres.com/breve_2915.htm
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10.03.2012
Du coté de chez Badollet, pour un renouveau c’est plutôt réussi même en faisant une pièce ultra classique (comme quoi il n’y a pas que des pièces extravagantes pour réussir!!). Coté design, ce dernier est très simple. C’est avec plaisir que nous retrouvons derrière celui-ci, un Eric Giroud bien connu de la sphère horlogère pour son travail chez MB&F et sur l’Opus 11 d’Harry Winston. Mais cette fois dans un exercice de style années 20. L’ivresse du nom de la pièce possède un mouvement courbé avec un tourbillon volant protégé dans une boîte en platine.
http://timeofthefuture.wordpress.com/

10.03.2012
Du coté de chez Badollet, pour un renouveau c’est plutôt réussi même en faisant une pièce ultra classique (comme quoi il n’y a pas que des pièces extravagantes pour réussir!!). Coté design, ce dernier est très simple. C’est avec plaisir que nous retrouvons derrière celui-ci, un Eric Giroud bien connu de la sphère horlogère pour son travail chez MB&F et sur l’Opus 11 d’Harry Winston. Mais cette fois dans un exercice de style années 20. L’ivresse du nom de la pièce possède un mouvement courbé avec un tourbillon volant protégé dans une boîte en platine.
http://timeofthefuture.wordpress.com/
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07.03.2012
La marque capte d'entrée l'attention avec Ivresse, un modèle au boîtier courbe et rectangulaire, doté d'un calibre manufacturé exclusif et, surtout, d'une classe à susciter de sérieuses envies.
Telle un passeport pour la beauté, nombreuses sont les marques à citer l'élégance comme un trait distinguant de leurs collections. Pourtant, à force d'être répété, souvent galvaudé, le vocable s'est vidé de sa substance pour signifier désormais qu'une montre recèle une beauté certaine, en général dénuée d'oripeaux inutiles. C'est un peu faible, et la magie n'y est pas.
Avec son Ivresse, Badollet entend réanimer son sens premier. « L'esprit de la montre est celui des année 1920, une époque où les gens, et pas seulement les élites, s'habillaient avec soin même pour une simple promenade, raconte Eric Giroud, designer indépendant, et responsable du projet pour la marque. Elle veut faire revivre ce temps où régnait une douce insouciance, où l'on sortait, on s'amusait, toujours avec goût.» Avec son boîtier rectangulaire et bombé en platine, un immense cadran bleu profond et son calibre mécanique exclusif manufacturé, l'Ivresse réussit cette mission. En effet, sa pureté, la simplicité originale de ses formes et son calibre aussi petit qu'innovant puisque la platine est courbe pour s'adapter au boîtier, en font une montre hors-pair, à l'abri des catégorisations usuelles et des courses au prestige. A noter également que sa seule "complication" n'est visible que du fond, donc cachée au tout venant. Elle est donc une friandise qui se dévoile petit à petit, un bijou masculin de la plus haute importance.
Si ses proportions et ses lignes sont fluides et pures, l'Ivresse n'en reste pas moins un garde-temps technique. A commencer par le boîtier de 53,8 mm par 30mm pour une hauteur de 12,3mm. Taillé dans du platine 950, tout comme la couronne rangée à 3h sous le généreux godron qui sert également de lunette, il ne comporte pas de cornes et oblige de faire l'assemblage par le dessus. Son fond ouvert partiellement avec une glace en forme de 8 dévoile le calibre. Réalisé par David Candaux, ancien horloger Recherche et développement chez Jaeger-LeCoultre et devenu indépendant avec sa société David Candaux créations horlogères SARL, il affiche des proportions minimalistes avec une forme « haricot », une longueur de 35mm pour une largeur de 19,5mm et 6,4mm de hauteur. Doté d'un tourbillon volant avec un pont de cage reprenant la forme du symbole de l'infini, « car le temps est ainsi » dixit Giroud, il offre uniquement les heures et les minutes grâce à une réserve de marche de 120 heures. Mais le plus remarquable au niveau du barillet se trouve dans son remontage à cliquets, en acier, et au jeu de décorations entre ces derniers et le rochet, en bronze. Les finitions s'avèrent par ailleurs superbes avec des ponts anglés main par exemple mais surtout un ciselage des ponts rare créant un contraste subtile avec les autres composants. Des composants parfois à la pointe de l'innovation puisque, pour respecter la courbure de la platine, des pignons coniques inversés ont été usinés. Elaboré à la vallée de Joux, la quasi intégralité des composants vient de la région, et l'assemblage est assuré par le père de l'horloger-constructeur, Daniel Candaux, un horloger affichant 30 ans chez Patek Philippe.
Ivresse signe un nouvel élan pour la marque relancée juste avant la crise de 2008 et qui a du composer depuis avec un positionnement élevée - les prix varient dans une fourchette allant de 200'000 à 700'000 francs -, et des un stock important de mouvements compliqués à écouler, essentiellement issus des ateliers de la défunte manufacture BNB. « Grâce à un travail d'actualisation des collections existantes, les ventes se sont poursuivies, explique Philippe Dubois, CEO. Les coûts de développement et de réalisation du nouveau calibre ont donc été couverts par le bénéfices des ventes et aucun apport supplémentaire de fond n'a été nécessaire."
Philippe Dubois mise sur la vente de 30 pièces cette année, d'ailleurs toutes en production. Si la nouvelle court jusqu'aux bonnes oreilles, il se pourrait que les prévisions doivent être revues à la hausse. Toutefois, seule une élite pourrai en jouir puisque son prix est annoncé à 188'000 francs hors taxes.
http://www.worldtempus.com/fr/actualites/a-la-une/detail/article/1331028527-badollet-lelegance-nouvelle-vague/

07.03.2012
La marque capte d'entrée l'attention avec Ivresse, un modèle au boîtier courbe et rectangulaire, doté d'un calibre manufacturé exclusif et, surtout, d'une classe à susciter de sérieuses envies.
Telle un passeport pour la beauté, nombreuses sont les marques à citer l'élégance comme un trait distinguant de leurs collections. Pourtant, à force d'être répété, souvent galvaudé, le vocable s'est vidé de sa substance pour signifier désormais qu'une montre recèle une beauté certaine, en général dénuée d'oripeaux inutiles. C'est un peu faible, et la magie n'y est pas.
Avec son Ivresse, Badollet entend réanimer son sens premier. « L'esprit de la montre est celui des année 1920, une époque où les gens, et pas seulement les élites, s'habillaient avec soin même pour une simple promenade, raconte Eric Giroud, designer indépendant, et responsable du projet pour la marque. Elle veut faire revivre ce temps où régnait une douce insouciance, où l'on sortait, on s'amusait, toujours avec goût.» Avec son boîtier rectangulaire et bombé en platine, un immense cadran bleu profond et son calibre mécanique exclusif manufacturé, l'Ivresse réussit cette mission. En effet, sa pureté, la simplicité originale de ses formes et son calibre aussi petit qu'innovant puisque la platine est courbe pour s'adapter au boîtier, en font une montre hors-pair, à l'abri des catégorisations usuelles et des courses au prestige. A noter également que sa seule "complication" n'est visible que du fond, donc cachée au tout venant. Elle est donc une friandise qui se dévoile petit à petit, un bijou masculin de la plus haute importance.
Si ses proportions et ses lignes sont fluides et pures, l'Ivresse n'en reste pas moins un garde-temps technique. A commencer par le boîtier de 53,8 mm par 30mm pour une hauteur de 12,3mm. Taillé dans du platine 950, tout comme la couronne rangée à 3h sous le généreux godron qui sert également de lunette, il ne comporte pas de cornes et oblige de faire l'assemblage par le dessus. Son fond ouvert partiellement avec une glace en forme de 8 dévoile le calibre. Réalisé par David Candaux, ancien horloger Recherche et développement chez Jaeger-LeCoultre et devenu indépendant avec sa société David Candaux créations horlogères SARL, il affiche des proportions minimalistes avec une forme « haricot », une longueur de 35mm pour une largeur de 19,5mm et 6,4mm de hauteur. Doté d'un tourbillon volant avec un pont de cage reprenant la forme du symbole de l'infini, « car le temps est ainsi » dixit Giroud, il offre uniquement les heures et les minutes grâce à une réserve de marche de 120 heures. Mais le plus remarquable au niveau du barillet se trouve dans son remontage à cliquets, en acier, et au jeu de décorations entre ces derniers et le rochet, en bronze. Les finitions s'avèrent par ailleurs superbes avec des ponts anglés main par exemple mais surtout un ciselage des ponts rare créant un contraste subtile avec les autres composants. Des composants parfois à la pointe de l'innovation puisque, pour respecter la courbure de la platine, des pignons coniques inversés ont été usinés. Elaboré à la vallée de Joux, la quasi intégralité des composants vient de la région, et l'assemblage est assuré par le père de l'horloger-constructeur, Daniel Candaux, un horloger affichant 30 ans chez Patek Philippe.
Ivresse signe un nouvel élan pour la marque relancée juste avant la crise de 2008 et qui a du composer depuis avec un positionnement élevée - les prix varient dans une fourchette allant de 200'000 à 700'000 francs -, et des un stock important de mouvements compliqués à écouler, essentiellement issus des ateliers de la défunte manufacture BNB. « Grâce à un travail d'actualisation des collections existantes, les ventes se sont poursuivies, explique Philippe Dubois, CEO. Les coûts de développement et de réalisation du nouveau calibre ont donc été couverts par le bénéfices des ventes et aucun apport supplémentaire de fond n'a été nécessaire."
Philippe Dubois mise sur la vente de 30 pièces cette année, d'ailleurs toutes en production. Si la nouvelle court jusqu'aux bonnes oreilles, il se pourrait que les prévisions doivent être revues à la hausse. Toutefois, seule une élite pourrai en jouir puisque son prix est annoncé à 188'000 francs hors taxes.
http://www.worldtempus.com/fr/actualites/a-la-une/detail/article/1331028527-badollet-lelegance-nouvelle-vague/
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05.03.2012
À Baselworld,
beaucoup de montres mécaniques
seront plus compliquées
que la nouvelle Badollet,
baptisée Ivresse...
À Baselworld,
beaucoup de nouveautés
seront certainement plus précieuses
ou plus stratégiquement marketées
que la création d’Eric Giroud.
Beaucoup de ces « montres de l’année »
seront lancées avec beaucoup plus
de tapage médiatique...
Mais bien peu de ces vedettes d’un jour
auront autant d’arguments séduisants
à faire valoir sans vouloir
le faire à tout prix savoir...
On cherchera ailleurs qu'au Palace, où il ne faut pas manquer la nouvelle offre de Badollet, l’élégance de ce boîtier en platine (53 x 30 mm), la distinction de son cadran délicatement satiné et le raffinement de ce mouvement « manufacture » cintré (on peut dire « bombé »), dont le tourbillon volant et le barillet suspendu (120 heures de réserve de marche !) sont aussi originaux que la finition repoussée du fond du boîtier.
Merveilleuse simplicité d’un calibre lui-même cintré (rouage de finissage conique), dont les éléments sont entièrement décorés à la main, anglés, ciselés, perlés et étirés à l’ancienne...
Les montres présentées à Bâle étaient sur l’établi, à Genève, prêtes à être montées : que ceux qui aiment le grand style horloger des années 1940 ou 1950, revu et corrigé dans un goût plus contemporain, se préparent à des émotions quasi-érotiques quand ils découvriront cette montre à Baselworld ! On se croirait face à certaines Patek Philippe design de la grande époque.
Cette Ivresse est bien celle des grandes profondeurs : elle témoigne d’une grande culture horlogère et d’une rigueur qui n’exclut en rien l’impertinence dans le traitement des détails mécaniques est esthétiques. Certains y verront un « retour au classique » de Badollet : si c’en est un, disons qu’il ne s’agit pas du tout d’un classique « retour au classique »...
http://www.businessmontres.com/breve_2903.htm

05.03.2012
À Baselworld,
beaucoup de montres mécaniques
seront plus compliquées
que la nouvelle Badollet,
baptisée Ivresse...
À Baselworld,
beaucoup de nouveautés
seront certainement plus précieuses
ou plus stratégiquement marketées
que la création d’Eric Giroud.
Beaucoup de ces « montres de l’année »
seront lancées avec beaucoup plus
de tapage médiatique...
Mais bien peu de ces vedettes d’un jour
auront autant d’arguments séduisants
à faire valoir sans vouloir
le faire à tout prix savoir...
On cherchera ailleurs qu'au Palace, où il ne faut pas manquer la nouvelle offre de Badollet, l’élégance de ce boîtier en platine (53 x 30 mm), la distinction de son cadran délicatement satiné et le raffinement de ce mouvement « manufacture » cintré (on peut dire « bombé »), dont le tourbillon volant et le barillet suspendu (120 heures de réserve de marche !) sont aussi originaux que la finition repoussée du fond du boîtier.
Merveilleuse simplicité d’un calibre lui-même cintré (rouage de finissage conique), dont les éléments sont entièrement décorés à la main, anglés, ciselés, perlés et étirés à l’ancienne...
Les montres présentées à Bâle étaient sur l’établi, à Genève, prêtes à être montées : que ceux qui aiment le grand style horloger des années 1940 ou 1950, revu et corrigé dans un goût plus contemporain, se préparent à des émotions quasi-érotiques quand ils découvriront cette montre à Baselworld ! On se croirait face à certaines Patek Philippe design de la grande époque.
Cette Ivresse est bien celle des grandes profondeurs : elle témoigne d’une grande culture horlogère et d’une rigueur qui n’exclut en rien l’impertinence dans le traitement des détails mécaniques est esthétiques. Certains y verront un « retour au classique » de Badollet : si c’en est un, disons qu’il ne s’agit pas du tout d’un classique « retour au classique »...
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